Victimes de l’amiante: un procès qui risque de ne pas avoir lieu

Au terme de plus de 20 ans d’instruction, le Parquet de Paris demande la fin des investigations dans plusieurs plaintes pénales qui mettent en cause notamment des dirigeants de sociétés ayant pendant des dizaines d’années massivement utilisé des matériaux contenant de l’amiante. 
Cette decision repose sur l’impossibilité de dater la fibre « tueuse », celle qui serait à l’origine de la maladie. Il est en effet incontestable et incontesté que ni la médecine, ni le droit ne permettent, à ce jour, de déterminer une date à laquelle « une » fibre aurait été inhalée et serait la cause certaine de plaques pleurales ou d’un mésothéliome apparu 30 ans plus tard, permettant ainsi de poursuivre « un » responsable…

À cet égard la justice avait connaissance de cette donnée depuis plusieurs années. Les victimes et les associations parties civiles n’invoquent pas des faits intervenus à une date précise, mais à une période déterminée au cours de laquelle les victimes ont été exposées en continu à une contamination, autrement qualifiée d’intoxication, par inhalation de ces fibres cancérogènes. Cette contamination a eu lieu au sein de sociétés qui, au cours de cette même période, ont eu des dirigeants successifs. 

Le refus ou l’incapacité de juger les responsables pour ce motif ajouterait au scandale sanitaire de l’amiante, un scandale judiciaire qui signerait l’impunité de crimes industriels en cours ou à venir. 

À lire:

https://www.marianne.net/societe/amiante-le-parquet-requiert-l-arret-des-investigations

http://m.leparisien.fr/societe/amiante-des-dossiers-abandonnes-veritable-naufrage-de-l-institution-judiciaire-28-06-2017-7094946.php

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