Tripode : les agents demandent une étude

Les agents ayant travaillé dans l’ex-tour amiantée, veulent que l’État diligente une 4eme étude de suivi de l’état de santé des anciens personnels touchés par l’amiante.

C’est un combat de plusieurs décennies qui perdure. À l’appel de l’intersyndicale, une soixantaine d’agents ayant travaillé au sein du Tripode, immeuble nantais amianté, se sont retrouvés jeudi 13 octobre à Nantes pour continuer la mobilisation.

La dernière évaluation a montré une perte d’espérance de vie de deux ans

Pour mémoire, entre 1972 et 1993, 1 800 agents de l’État issus de l’Insee, du Trésor public, du ministère des Affaires Étrangères et du restaurant inter-administratif ont été exposés à l’amiante dans cet immeuble, qui a été détruit en 2005.

Depuis, tout n’est pas fini.  Nous avons eu jeudi un échange avec l’avocat qui avait porté le dossier juridique du préjudice d’anxiété. Il a rappelé l’importance d’avoir gagné sur un tel combat. On était les premiers à gagner en n’étant pas des ouvriers ayant travaillé dans l’amiante. Cette victoire fait aujourd’hui jurisprudence. Notre combat sert aussi à d’autres , indique Francis Judas, délégué CGT.

En 2020, les arrêts du 30 juin reconnaissaient la faute de l’État concernant la protection des agents contre les flocages d’amiante présents massivement dans le Tripode et en contact direct avec les personnels de bureau.

Autre point important pour les anciens personnels du Tripode : le suivi de leurs états de santé.  Il y a eu trois vagues d’études, – dont la dernière en 2017-2018 – qui ont montré que nous avions une surmortalité par cancer et une perte d’espérance de vie de deux ans , ajoute Francis Judas,  on a le sentiment qu’il n’y a pas un grand enthousiasme de nos administrations pour lancer une 4e étude. Or, comme elle avait lieu tous les cinq ans, on devrait normalement en avoir une autre prochainement. Ces études doivent être faites à intervalles réguliers pour voir l’évolution de la santé des agents exposés à l’amiante . Pour l’intersyndicale, et les personnels concernés, c’est  très important  ».

Une motion a donc été votée dans ce sens lors de la réunion à Nantes. Nous allons interpeller les parlementaires locaux afin qu’ils fassent pression pour que cette étude soit bien menée  ».

Les ex-agents nantais pensent également aux répercussions que ces travaux épidémiologiques peuvent avoir sur les populations qui sont encore touchées par l’amiante,  en Inde ou en Chine  »

A lire dans OUEST FRANCE « Tripode: l’amiante, on vit avec au quotidien »:

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-tripode-l-amiante-on-vit-avec-au-quotidien-67351038-4af0-11ed-a299-c34310d448f8

À Nantes, les ex-fonctionnaires du Tripode réclament la poursuite de l’étude épidémiologique lancée en 2005 sur l’amiante. Confrontés au risque de la maladie et de la mort, ils ne lâchent pas.

«  C’est l’automne, on tousse et on s’inquiète. Est-ce que c’est l’amiante ? Est-ce que ça va nous tomber dessus plus tard ? On ne sait pas. L’amiante, on vit avec au quotidien  », souffle un retraité. Ils ne s’étaient pas retrouvés depuis l’irruption du Covid dans nos vies. Pour des personnes à risque, pas question de s’exposer à une contamination de plus. Mais le temps des retrouvailles est venu.

Hier, dans La Maison des hommes et des techniques de Nantes, une soixantaine de retraités du Tripode de Beaulieu prennent des nouvelles les uns des autres. Les septuagénaires fêtent un anniversaire particulier : leur départ du Tripode, il y a trente ans. En 1992 et en 1993, le bâtiment de dix-huit étages, truffé d’amiante, a été vidé de ses occupants : des fonctionnaires travaillant pour le ministère des Affaires étrangères, l’Insee et le Trésor public, plus le personnel d’un restaurant interadministratif.

Démolie en 2005, la tour géante n’en finit pas de hanter les esprits. De nombreux camarades sont morts, «  certains dans la misère et l’isolement  » ,rappelle Francis Judas, de la très active intersyndicale CGT-CFDT-FO Solidaires-UNSA. Les autres vivent la peur au ventre : une étude épidémiologique a montré l’impact de l’isolant cancérigène, qui tombait des plafonds, sur les agents. Perte d’espérance de vie (deux à six ans), surmortalité vis-à-vis des collègues non exposés. Sournoise, la maladie peut mettre de longues années avant de se déclarer.

Pugnaces

La colère qui habitait les anciens du Tripode a fait place à la fierté. Fierté que leur combat ait entraîné la première reconnaissance française du préjudice d’anxiété (peur de développer une pathologie) lié à l’exposition à l’amiante. Sacré victoire. «  Leur pugnacité les étonne eux-mêmes. Ce n’était pas leur éducation, pas leur culture. On parle de fonctionnaires habitués à la fermer et à obéir à une institution paternaliste en qui ils avaient confiance  » relève Francis Judas, lui-même ancien salarié de l’Insee.

En 2020, l’État, condamné à indemniser 140 agents (2 000 € à 11 000 € par personne) pour leur exposition aux poussières d’amiante entre 1972 et 1993, n’a pas fait appel de la décision. «  Un combat judiciaire difficile  » , se souvient Me Lafforgue. L’avocat du cabinet TTLA s’est «  confronté à la résistance de l’administration. Elle contestait avoir commis une faute.  »

Des résistances, il y en a encore. L’étude épidémiologique, qui devait démarrer son quatrième volet, est au point mort. Les effets de l’amiante sont connus. Mais il manque des données épidémiologiques sur le risque amiante. Hier, lors de leur réunion, les Tripode ont adopté une motion réclamant aux pouvoirs publics la poursuite de l’étude lancée en 2005 et «  suspendue pour des raisons complexes  » 


Contact : Cabinet d’avocats TTLA & associés – Me François Lafforgue – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Interview de Me Topaloff dans QUOTIDIEN

Me Sylvie Topaloff, avocate au sein du Cabinet TTLA & Associés, interviewée par Yann Barthès, dans l’émission « Quotidien »

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Amiante: exposition d’agents de TOURS Métropole

Article paru dans la Nouvelle République « Procès de l’amiante : les agents de Tours Métropole veulent être indemnisés »:

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/proces-de-l-amiante-les-agents-de-tours-metropole-veulent-etre-indemnises

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AMIANTE : condamnation de la société THALES

Par décision rendue le 8 avril 2022, le Conseil de prud’hommes de BREST a condamné la société THALES DMS France à verser à chacun des anciens salariés requérants la somme de 13.000 euros en réparation de leur préjudice d’anxiété consécutif à leur exposition fautive à l’inhalation de poussières d’amiante.

Contact : Cabinet d’avocats TTLA & associés – Me Elisabeth LEROUX – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Amiante: assemblée générale de l’association ADEVA de Cherbourg

Samedi 4 mars 2022, l’Association de défense des victimes de l’amiante (ADEVA) Cherbourg s’est réunie à l’occasion de son assemblée générale, en présence de Maître François Lafforgue, avocat au sein de Cabinet TTLA & associés.

A lire dans la presse:

https://actu.fr/societe/cherbourg-les-victimes-de-l-amiante-continuent-leur-combat_49221769.html

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/a-cherbourg-le-combat-des-victimes-de-l-amiante-plus-que-jamais-d-actualite-b46217e0-9d74-11ec-ba4a-916679fca3ae

Contact : Cabinet d’avocats TTLA – Me François Lafforgue et Me Cécile Labrunie – 01.44.32.08.20cabinet@ttla-avocats.com

Amiante: condamnation de RHODIA CHIMIE

Par décision rendue le 28 février 2022 le Conseil de prud’hommes de BOURGOIN a condamné la société RHODIA CHIMIE à verser à chacun des anciens salariés requérants, la somme de 12000 euros au titre du préjudice d’anxiété, en raison de leur exposition à l’inhalation de poussières d’amiante sur un site inscrit sur la liste des établissements ouvrant droit à une cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante.

Contact presse : Cabinet d’avocats TTLA – Maître Julie ANDREU – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Amiante: combat de l’association des fondeurs du Poitou

Sept ans que l’Association des fondeurs du Poitou victimes de l’amiante (Afpa 86), se bat, avec à ses côtés le Cabinet d’avocats TTLA, pour faire reconnaître l’exposition des ouvriers des Fonderies du Poitou à Ingrandes à l’amiante et à ses dangers associés.

A lire dans la Nouvelle Republique:

https://www.lanouvellerepublique.fr/chatellerault/scandale-de-l-amiante-aux-fonderies-du-poitou-124-salaries-reconnus-en-maladie-professionnelle-et-indemnises

Contact : Cabinet d’avocats TTLA – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Les irradiés de l’Île-Longue

« Les irradiés de l’ÎLE-LONGUE face à l’indifférence de l’Etat », article de Manon Boquen paru dans « M le Mag »:

Irradies-ile-Longue-M-le-mag

Contacts :

Association Henri Pezerat – Francis Talec et Annie Thebaud Mony – assohp@gmail.com / francis.talec@orange.fr

Cabinet d’avocats TTLA – Me Cécile Labrunie – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Nucléaire: enquête sur la santé des anciens ouvriers de l’Île Longue

Une étude sociologique de l’UBO sur d’anciens d’ouvriers de la DCN de Brest ayant travaillé sur le site de la Pyrotechnie de l’Île-Longue, où sont stockées et préparées les têtes nucléaires montées sur les SNLE, montre une « surprévalence » des cancers.

A lire dans le Télégramme:

Le-Telegr-Brest-25-09-21.-irradies-ile-longue-une-enquete-inedite

Contact : Cabinet d’avocats TTLA – Me Cécile Labrunie et Me Jean-Louis Macouillard – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Exposition aux risques et préjudice d’anxiété: indemnisation de mineurs lorrain

À lire, article paru dans Le Monde, « Préjudice d’anxiété : après huit ans de procédure, l’Etat indemnise plus de 700 mineurs lorrains »:

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/08/23/prejudice-d-anxiete-apres-huit-ans-de-procedure-l-etat-indemnise-plus-de-700-mineurs-lorrains_6092144_3224.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D

Contact : Cabinet d’avocats TTLA – Me Jean-Paul Teissonniere et Me Cédric de Romanet – 01.44.32.08.20cabinet@ttla-avocats.com

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