Amiante: Le préjudice des agents du Tripode définitivement reconnu en justice

Article de l’AFP intitulé « Amiante: «victoire morale» pour les ex-agents de la tour Tripode à Nantes« :

L’État a renoncé à faire appel de sa condamnation à indemniser 140 agents de la fonction publique exposés aux poussières d’amiante de la tour Tripode de Nantes, une « victoire morale » saluée par les syndicats et la fin d’un long combat judiciaire.

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Fin août, le tribunal administratif de Nantes avait condamné l’État à indemniser ces 140 agents des ministères des Finances publiques, des Affaires étrangères et de l’Insee pour leur exposition à l’amiante entre 1972 et 1993, selon l’Intersyndicale amiante du Tripode Beaulieu. Des décisions similaires avaient été rendues fin juin par la cour administrative d’appel de Nantes pour dix agents et en juin 2019 pour une ancienne fonctionnaire, au titre du préjudice d’anxiété. Les indemnisations prononcées vont de 2.000 à 11.000 euros.

Bercy a confirmé jeudi que le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, avait annoncé en réunion téléphonique avec les représentants syndicaux que l’État ne ferait pas appel des dernières décisions du tribunal administratif de Nantes.

L’intersyndicale amiante du Tripode Beaulieu de Nantes salue dans un communiqué « une victoire morale très importante, bien au-delà des indemnisations » pour ces agents « dont les études épidémiologiques ont démontré la perte d’espérance de vie (de deux à six ans) et la surmortalité significative vis-à-vis de leurs collègues ». Cela « met un terme à plusieurs années de combat judiciaire pour faire reconnaître les préjudices des agents exposés à l’amiante », a commenté Me François Lafforgue.

L’avocat des agents a souligné qu’il s’agissait d’une « décision exemplaire et d’une première en France concernant ce type d’exposition », à savoir dans « des bureaux dont les plafonds étaient floqués à l’amiante » et pas « lors de travaux sur des matériaux contenant de l’amiante ».

Construit à la fin des années 1960, le « Tripode », immeuble situé sur l’île de Nantes, a hébergé à compter de 1972 des services du ministère des Affaires étrangères, de l’Insee et du Trésor. Il a été réalisé avec un recours massif à une protection en amiante, matériau très prisé à l’époque pour sa résistance à la chaleur.

Ce matériau a cependant été interdit d’utilisation à partir de 1997 en raison des graves risques pour la santé, notamment des risques de cancers à très mauvais pronostic (poumon, plèvre), que faisaient courir aux occupants l’inhalation de micro-fibres d’amiante.

Les maladies liées à l’exposition à l’amiante peuvent survenir au bout d’une période de latence de 15, 20 voire 40 ans. La tour Tripode a été évacuée à partir de 1993 pour être désamiantée puis démolie en 2005.

Contacts : Cabinet d’avocats TTLA – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Amiante : le préjudice d’anxiété reconnu pour 264 ex-salariés de Baccarat

La cour d’appel de Nancy a admis le droit à réparation du préjudice d’anxiété subi par 264 anciens salariés de la cristallerie de luxe Baccarat (Meurthe-et-Moselle) exposés à l’amiante. Une indemnisation d’un montant de 9000 euros chacun leur a été allouée.

À lire dans la presse:

https://www.leparisien.fr/economie/amiante-le-prejudice-d-anxiete-reconnu-pour-264-ex-salaries-de-baccarat-25-09-2020-8391984.php

https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2020/09/24/amiante-le-prejudice-d-anxiete-reconnu-pour-264-ex-salaries-de-baccarat

Contacts :

– Cabinet TTLA – Me Cédric De Romanet – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

– CGT de la Cristallerie BACCARAT, Philippe Rogue

– Association ADDEVA 54, Bernard Leclerc

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Les gueules noires de Lorraines verront-elles enfin leur préjudice d’anxiété reconnu et indemnisé?

La question du préjudice d’anxiété au travail de 727 retraités mineurs de charbon de Lorraine a été examinée par la cour d’appel de Douai, saisie sur renvoi de cassation, à l’audience du 9 septembre. La Cour rendra ses 727 arrêts le 29 janvier prochain.

A lire, l’article paru dans Le Monde « Préjudice d’anxiété : des mineurs à la retraite devant la justice »:

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Tripode : la Cour Administrative d’Appel de Nantes statue

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Amiante: Metaltemple Aquitaine à Fumel

Par un arrêt important du 22 juin 2020, la Cour administrative d’appel de Bordeaux confirme la décision des premiers juges et rejette la requête en appel du Ministre du travail relative à l’extension de période d’inscription de l’établissement Metaltemple Aquitaine de Fumel, sur la liste des établissements ouvrant droit au bénéfice d’un départ anticipé à la retraite pour les travailleurs exposés à l’amiante (ACAATA).

Ainsi, l’arrêté d’extension intervenu en cours de procédure, le 12 février 2019, est-il légal et l’établissement reste inscrit jusqu’en 2012 année incluse. Cet arrêté a prolongé l’inscription de la fonderie de 1997 à 2012 à la suite du jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 26 avril 2018.

Les magistrats ont jugé en appel que le désamiantage sauvage qui avait lieu au sein de l’usine constituait une activité significative de décalorifugeage (et donc de calorifugeage, conformément à l’article 41 de la loi du 23 décembre 1998) jusqu’à cette année-là.

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Amiante : des agents du Tripode devant la Cour administrative d’appel de Nantes

Article publié dans le journal OUEST FRANCE, le 13 juin 2020, sous la plume de Bertrant MERLOZ.

« Nantes. Ils travaillaient à l’Insee ou aux Affaires étrangères. Près de 90 fonctionnaires devraient obtenir réparation en appel, si la cour suit le rapporteur public.

«  Pour cette épée de Damoclès au-dessus de la tête de mes clients, je ne demande pas l’aumône, mais une juste indemnisation.  » Les mots forts de l’avocat François Lafforgue ont ponctué, hier, la deuxième audience de la semaine consacrée par la justice administrative nantaise à l’indemnisation des personnels ayant fréquenté le Tripode, cet immeuble nantais saturé d’amiante.

Mardi, 79 agents de l’Insee, exposés entre 1972 et 1993, avaient entendu le rapporteur public préconiser la condamnation de l’État. Entre 1 500 € et 8 000 € selon le degré et la durée d’exposition à l’inhalation de ces fibres cancérogènes. Présentes à un «  niveau intermédiaire  » dans le bâtiment fermé en 1993 et détruit en 2005, elles sont à l’origine de 42 maladies professionnelles recensées.

«  Incroyable injustice, il n’y a aucune relation entre la dose inhalée et la gravité des effets, rappelle l’avocat. On peut avoir été exposé toute sa carrière sans être touché… Ou développer une maladie de la plèvre après un an et demi, comme cet agent de l’Insee qui ne serait pas indemnisable à cause d’une durée d’exposition trop courte.  »

Préjudice moral d’anxiété

Hier, le rapporteur public de la cour administrative d’appel était lié par sa propre jurisprudence dans l’examen de neuf dossiers de fonctionnaires du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Un an plus tôt à la même barre, il avait en effet jugé recevable une première demande – considérée hors délai en première instance – et reconnu la faute de l’administration dans la prévention du risque. Ainsi que le principe d’une réparation du préjudice moral d’anxiété à l’idée de développer une pathologie liée. Une décision devenue définitive, l’État ayant renoncé à se pourvoir en cassation.

Le magistrat, dont l’avis est généralement suivi par les juges, en est resté, à l’audience, à une analyse au cas par cas (entre 2 000 € et 6 000 €), écartant le principe d’une réparation forfaitaire, demandée par les requérants.

Mais il a entrouvert la porte d’une prise en compte (5 000 € supplémentaires) du préjudice de troubles dans les conditions d’existence, reconnu pour un requérant justifiant d’un suivi médical pénalisant. Délibéré le 7 juillet. »

Contacts : Cabinet TTLA – Me Lafforgue – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Amiante: condamnation d’ARCELOR MITTAL

Par un arrêt rendu 12 mars 2020, la Cour d’appel d’AMIENS a reconnu la responsabilité de la société ARCELOR MITTAL à l’origine du préjudice d’anxiété de ses salariés exposés à l’amiante.

Contact : Cabinet TTLA -Me Elisabeth LEROUX – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Amiante: condamnation de GLAVERBEL

La Cour d’appel de DOUAI a condamné la société GLAVERBEL à indemniser le préjudice d’anxiété subi par 16 anciens salariés exposés à l’inhalation de poussières d’amiante.

Cette verrerie, qui n’est pas un établissement classé « amiante », utilisait habituellement des matériaux à base de ces fibres cancérogènes connues pour leurs propriétés calorifuges.

La Cour retient que la société ne produit aucun élément de nature à démontrer qu’elle aurait respecté son obligation de sécurité et la condamne à verser la somme de 8000 euros à chacun des 16 salariés exposés.

Contact : Cabinet TTLA – Me Hélène AVELINE – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Amiante au collège Versailles à Marseille

Une audience devant le Tribunal Administratif de Marseille saisi d’un référé « Mesures utiles » dirigé contre le Conseil Départemental 13, aura lieu lundi 10 février 2020.

Le Cabinet d’avocats TTLA représente l’association AVALE 13, le collectif des enseignants du collège Versailles, Le syndicat Sud éducation 13, le syndicat CGT éduc’action 13.

Le collège Versailles, connaissant depuis de nombreuses années un état de délabrement avancé, fait aujourd’hui l’objet d’un programme de rénovation complète, comprenant la destruction quasi-intégrale des bâtiments, et la reconstruction d’un nouvel établissement.

Si la décision de rénover le collège Versailles était fortement attendue par les enseignants et les parents d’élèves, les conditions de sa mise en œuvre se sont rapidement révélées catastrophiques.

En raison de la construction de l’établissement dans les années soixante, à une époque où l’amiante était massivement utilisé, le chantier du collège Versailles imposait au Conseil Départemental de respecter des obligations strictes en termes de gestion et de prévention d’exposition au risque sanitaire lié à l’amiante.

Un risque d’exposition à l’amiante sous-évaluée

Malgré les multiples alertes du corps enseignant, la présence d’amiante au sein du collège Versailles ne cesse d’être minimisée par le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, propriétaire de l’établissement et par le Rectorat.

Or les irrégularités sont nombreuses sur le chantier du collège Versailles : rapports de repérages des matériaux contenant de l’amiante parcellaires et incohérents, plan de retrait incomplet et transmis trop tardivement…

Autant d’irrégularités qui ont amené la CARSAT SUD-EST à intervenir au mois d’octobre dernier sur le chantier, et à demander au Conseil Départemental de suspendre tous les travaux en cours et de faire procéder aux études préalables telles que visées par la loi.

Enseignants et élèves mineurs en première ligne

Le chantier du collège, qui a démarré en juillet 2019 sur site occupé, a repris au mois de novembre et se poursuit depuis, exposant directement enseignants, élèves et ouvriers du site.

Le Conseil Départemental demeurant tout à fait vague quant à la satisfaction aux exigences réglementaires garantissant préservation de la santé des occupants du collège, Collectifs et syndicats ont saisi le Juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille afin d’obtenir la suspension et la sécurisation du chantier du collège, dans l’attente de la réalisation de l’ensemble des études préalables telles qu’imposées par le Code de la Santé Publique.

Les requérants, qui réclament depuis plus d’un an une délocalisation du collège pendant la durée des travaux, ont également sollicité le Juge afin qu’une solution soit proposée sur ce point.

L’affaire est appelée à l’audience du 10 février 2020 à 14h00.

Contact : Cabinet d’avocats TTLA – Me Julie ANDREU – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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« Le pacte de Fos »

Un an après le dépôt d’une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui déposée « Contre X » par 280 riverains, 7 associations et 1 syndicat, le JDD revient sur ce dossier qui présente un problème sanitaire majeur, dans une enquête parue le 5 janvier 2020 sous le titre « Le pacte de Fos »:

Fos1-JDD3808

Fos2-JDD3808

Le pôle santé public environnement de Marseille s’apprêterait à ouvrir une information judiciaire, ce qui constituerait une première en matière de pollution industrielle.

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