Tripode : la Cour Administrative d’Appel de Nantes statue

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Amiante : des agents du Tripode devant la Cour administrative d’appel de Nantes

Article publié dans le journal OUEST FRANCE, le 13 juin 2020, sous la plume de Bertrant MERLOZ.

« Nantes. Ils travaillaient à l’Insee ou aux Affaires étrangères. Près de 90 fonctionnaires devraient obtenir réparation en appel, si la cour suit le rapporteur public.

«  Pour cette épée de Damoclès au-dessus de la tête de mes clients, je ne demande pas l’aumône, mais une juste indemnisation.  » Les mots forts de l’avocat François Lafforgue ont ponctué, hier, la deuxième audience de la semaine consacrée par la justice administrative nantaise à l’indemnisation des personnels ayant fréquenté le Tripode, cet immeuble nantais saturé d’amiante.

Mardi, 79 agents de l’Insee, exposés entre 1972 et 1993, avaient entendu le rapporteur public préconiser la condamnation de l’État. Entre 1 500 € et 8 000 € selon le degré et la durée d’exposition à l’inhalation de ces fibres cancérogènes. Présentes à un «  niveau intermédiaire  » dans le bâtiment fermé en 1993 et détruit en 2005, elles sont à l’origine de 42 maladies professionnelles recensées.

«  Incroyable injustice, il n’y a aucune relation entre la dose inhalée et la gravité des effets, rappelle l’avocat. On peut avoir été exposé toute sa carrière sans être touché… Ou développer une maladie de la plèvre après un an et demi, comme cet agent de l’Insee qui ne serait pas indemnisable à cause d’une durée d’exposition trop courte.  »

Préjudice moral d’anxiété

Hier, le rapporteur public de la cour administrative d’appel était lié par sa propre jurisprudence dans l’examen de neuf dossiers de fonctionnaires du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Un an plus tôt à la même barre, il avait en effet jugé recevable une première demande – considérée hors délai en première instance – et reconnu la faute de l’administration dans la prévention du risque. Ainsi que le principe d’une réparation du préjudice moral d’anxiété à l’idée de développer une pathologie liée. Une décision devenue définitive, l’État ayant renoncé à se pourvoir en cassation.

Le magistrat, dont l’avis est généralement suivi par les juges, en est resté, à l’audience, à une analyse au cas par cas (entre 2 000 € et 6 000 €), écartant le principe d’une réparation forfaitaire, demandée par les requérants.

Mais il a entrouvert la porte d’une prise en compte (5 000 € supplémentaires) du préjudice de troubles dans les conditions d’existence, reconnu pour un requérant justifiant d’un suivi médical pénalisant. Délibéré le 7 juillet. »

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Amiante : les ouvriers de l’État partis dans le privé conservent le droit à l’ASCAA

Par un arrêt du 10 juin 2020, le Conseil d’État se prononce sur le droit au bénéfice de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (ASCAA).

En l’espèce, un ancien ouvrier de l’État demande à bénéficier de l’ASCAA alors qu’il est parti travailler dans le privé. L’État lui refuse alors le bénéfice de l’allocation au motif qu’il n’était plus ouvrier d’État au moment où il l’a sollicitée.

Le Conseil d’État vient de rejeter le pourvoi formé par le Ministre à l’encontre l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Marseille qui donnait droit au requérant, au motif que le principe d’égalité interdit à l’administration d’exclure du dispositif les ouvriers de l’État qui n’ont plus cette qualité au moment de leur demande.

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Amiante au collège Versailles à Marseille

Une audience devant le Tribunal Administratif de Marseille saisi d’un référé « Mesures utiles » dirigé contre le Conseil Départemental 13, aura lieu lundi 10 février 2020.

Le Cabinet d’avocats TTLA représente l’association AVALE 13, le collectif des enseignants du collège Versailles, Le syndicat Sud éducation 13, le syndicat CGT éduc’action 13.

Le collège Versailles, connaissant depuis de nombreuses années un état de délabrement avancé, fait aujourd’hui l’objet d’un programme de rénovation complète, comprenant la destruction quasi-intégrale des bâtiments, et la reconstruction d’un nouvel établissement.

Si la décision de rénover le collège Versailles était fortement attendue par les enseignants et les parents d’élèves, les conditions de sa mise en œuvre se sont rapidement révélées catastrophiques.

En raison de la construction de l’établissement dans les années soixante, à une époque où l’amiante était massivement utilisé, le chantier du collège Versailles imposait au Conseil Départemental de respecter des obligations strictes en termes de gestion et de prévention d’exposition au risque sanitaire lié à l’amiante.

Un risque d’exposition à l’amiante sous-évaluée

Malgré les multiples alertes du corps enseignant, la présence d’amiante au sein du collège Versailles ne cesse d’être minimisée par le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, propriétaire de l’établissement et par le Rectorat.

Or les irrégularités sont nombreuses sur le chantier du collège Versailles : rapports de repérages des matériaux contenant de l’amiante parcellaires et incohérents, plan de retrait incomplet et transmis trop tardivement…

Autant d’irrégularités qui ont amené la CARSAT SUD-EST à intervenir au mois d’octobre dernier sur le chantier, et à demander au Conseil Départemental de suspendre tous les travaux en cours et de faire procéder aux études préalables telles que visées par la loi.

Enseignants et élèves mineurs en première ligne

Le chantier du collège, qui a démarré en juillet 2019 sur site occupé, a repris au mois de novembre et se poursuit depuis, exposant directement enseignants, élèves et ouvriers du site.

Le Conseil Départemental demeurant tout à fait vague quant à la satisfaction aux exigences réglementaires garantissant préservation de la santé des occupants du collège, Collectifs et syndicats ont saisi le Juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille afin d’obtenir la suspension et la sécurisation du chantier du collège, dans l’attente de la réalisation de l’ensemble des études préalables telles qu’imposées par le Code de la Santé Publique.

Les requérants, qui réclament depuis plus d’un an une délocalisation du collège pendant la durée des travaux, ont également sollicité le Juge afin qu’une solution soit proposée sur ce point.

L’affaire est appelée à l’audience du 10 février 2020 à 14h00.

Contact : Cabinet d’avocats TTLA – Me Julie ANDREU – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Amiante : l’État reconnu coupable pour absence de contrôle d’un chantier naval

La cour administrative d’appel de Marseille a condamné l’État français à verser une indemnisation d’un montant de 4 000 euros à un ancien contremaître de la Normed (Société des chantiers du nord de la Méditerranée) exposé à l’amiante de 1964 à 1987, au titre du préjudice d’anxiété.

La juridiction administrative a jugé que l’État n’avait pas rempli ses obligations de contrôle en ce qui concerne l’amiante.

A lire dans le Monde:

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/16/amiante-l-etat-reconnu-coupable-pour-absence-de-controle-d-un-chantier-naval_6023078_3224.html

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Responsabilité de l’État : arrêt de la CAA Marseille du 4 novembre 2019

La cour administrative d’appel de Marseille a rendu une décision importante, le 4 novembre dernier, sur renvoi après cassation du Conseil d’État, retenant une responsabilité de l’État pour sa carence en matière de contrôle par ses services d’inspection du travail.

La cour a en effet jugé qu’en s’abstenant de contrôler les conditions de travail sur les chantiers navals de la Seyne et de la Ciotat, après la parution du décret du 17 août 1977 relatif aux mesures particulières d’hygiène applicables dans les établissements où le personnel est exposé à l’action des poussières d’amiante, l’administration avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

Ainsi, et pour la première fois, une juridiction administrative est venue sanctionner l’inaction des services de l’inspection du travail, alors que le risque d’inhalation massive de poussières d’amiante au sein des chantiers navals, ne pouvait être méconnu par l’État.

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Lutte contre la pollution de l’air dans l’agglomération lyonnaise : le tribunal administratif reconnaît une faute de l’État

Le tribunal administratif de Lyon, saisi par une mère de famille de Villeurbanne représentée par le cabinet d’avocats TTLA & associés, a rendu vendredi un jugement par lequel il reconnaît une faute de l’État dans sa lutte contre la pollution de l’air.

https://www.bfmtv.com/planete/l-etat-juge-fautif-pour-la-pollution-de-l-air-a-lyon-les-mesures-prises-sont-des-mesurettes-selon-me-lafforgue-1777425.html

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Pollution : l’État est coupable mais pas responsable

La justice reconnaît l’État fautif « dans son incapacité à lutter contre la pollution de l’air » mais écarte sa responsabilité au motif que le lien de causalité n’est pas « suffisamment démontré ».

À lire dans Dalloz-actualités:

https://www.dalloz-actualite.fr/flash/pollution-l-etat-est-coupable-mais-pas-responsable#.XS-U8yW-jYV

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L’Etat français de nouveau condamné par la justice pour la pollution de l’air

La justice a une nouvelle fois reconnu une « faute » de l’Etat dans sa politique de lutte contre la pollution de l’air en Ile-de-France, selon une décision rendue publique jeudi.

À lire dans le Monde:

https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/04/l-etat-francais-de-nouveau-condamne-par-la-justice-pour-la-pollution-de-l-air_5485365_3244.html

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L’Etat français reconnu responsable pour la première fois dans un cas de pollution de l’air

Dans un jugement du 25 juin 2019, le tribunal administratif de Montreuil reconnaît la carence fautive de l’État dans la lutte contre la pollution atmosphérique.

Communiqué de presse du Tribunal administratif:
À lire également dans la presse:

https://www.francetvinfo.fr/meteo/particules-fines/pollution-de-l-air-en-region-parisienne-l-etat-a-commis-plusieurs-fautes-selon-l-avocat-de-la-famille-tombee-malade_3507129.html

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/seine-saint-denis-la-justice-reconnait-une-faute-de-l-etat-dans-la-lutte-contre-la-pollution-de-l-air-25-06-2019-8102196.php

https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/25/la-justice-reconnait-une-faute-de-l-etat-pour-son-inaction-contre-la-pollution-de-l-air_5481252_3244.html

 

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