Cancer du sein reconnu en maladie professionnelle

Par un jugement rendu le 2 mai 2025, le pôle social du Tribunal judiciaire de METZ a reconnu l’origine professionnelle d’un cancer du sein développé par une infirmière ayant exercé son activité en travail posté (travail de nuit), totalisant 871 nuits et ayant été exposée aux rayonnements ionisants provenant des radiographies de recherche de diagnostic réalisées au lit du patient.

Le cabinet TTLA accompagne les femmes atteintes de cancer du sein qui ont travaillé de nuit et/ou ont été exposées aux rayonnements ionisants, aux rayonnements cosmiques, aux perturbateurs endocriniens, à l’oxyde d’éthylène, afin de leur permettre une prise en charge au titre de la législation sur les risques professionnels.

A lire :

– dans le Républicain Lorrain:

Hopital-nouveau-cancer-du-sein-reconnu-en-MP-RL-27.05.2025

– France 3:

https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/moselle/metz/cancer-du-sein-reconnu-comme-maladie-professionnelle-une-victoire-pour-cette-soignante-j-espere-que-ca-va-ouvrir-la-porte-a-d-autres-cas-3161655.html

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Victimes des essais nucléaires français: la Cour administrative d’appel de Toulouse confirme le droit à réparation

Par arrêt du 18 mars 2025, la Cour administrative d’appel de TOULOUSE rejette l’appel interjeté par le Comité d’Indemnisation des Victimes des Essais Nucléaires (CIVEN) à l’encontre des jugements du tribunal administratif de Montpellier (avant-dire-droit et indemnitaire) qui avait annulé la décision de refus opposée aux ayants droit d’un ancien militaire affecté sur les sites d’expérimentations nucléaires en Polynésie française et victime d’un cancer urologique treize après sa dernière mission.

La Cour juge:

« Toutefois, en ce qui concerne la situation particulière de M. M., il est constant qu’alors que celui-ci était, du lundi 13 mai au dimanche 19 mai 1991, à bord de l’aviso « LV Lavallée », naviguant à proximité des sites de Mururoa et Fangataufa dans le cadre d’une mission de surveillance puis de pistage d’un navire appartenant à l’organisation « Greenpeace », deux essais nucléaires souterrains ont été réalisés sous le lagon de Mururoa, les 7 mai et 18 mai 1991, et que le premier d’entre eux, l’essai « Melanippe », a provoqué des rejets de gaz rares. Il est également constant que M. M., quand bien même il ne travaillait pas dans le Centre d’expérimentation du Pacifique, n’a pas bénéficié de mesures de surveillance d’une contamination tant interne qu’externe. Dans ces conditions, au regard des conditions concrètes d’exposition de M. M., telles que rappelées ci-dessus, ainsi qu’en outre de l’absence de mesures de surveillance individuelle de la contamination interne ou externe et de données relatives aux cas de personnes se trouvant dans une situation comparable à celle de M. M., du point de vue du lieu et de la date du séjour, les résultats des études mentionnées au point 8, dont se prévaut le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires, ne peuvent suffire à établir que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l’intéressé aurait été inférieure à la limite de 1 millisievert. Dès lors, la présomption de causalité, instituée par l’article 4 de la loi du 5 janvier 2020, entre l’exposition aux rayonnements ionisants et l’apparition de la maladie de M. M. n’est pas renversée au cas d’espèce. »

De surcroît, le Cour accueille partiellement la demande des ayants droits du défunt tendant à une meilleure indemnisation des préjudices qu’il a subis, en considérant :

« s’agissant du préjudice évolutif lié à l’inquiétude permanente de M. M. provoquée par sa crainte légitime d’une issue fatale, bien que l’expert, qui a entendu la victime, n’ait pas retenu ce chef de préjudice, la connaissance par la victime de la gravité de sa pathologie pouvant mettre en jeu, à plus ou moins brève échéance, le pronostic vital et du caractère évolutif de cette pathologie, est de nature à établir la réalité de ce chef de préjudice. Il y a lieu de faire une juste application de ce préjudice en l’évaluant à la somme de 8000 euros. Le jugement du tribunal doit ainsi être réformé en ce qu’il a refusé d’indemniser ce chef de préjudice. »

Contact : Cabinet d’avocats TTLA & associés – Me Cécile LABRUNIE – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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Les irradiés de l’Ile Longue: reconnaissance de la faute inexcusable du CEA

Par jugement du 30 janvier 2025, Le pôle social du tribunal judiciaire de Brest a reconnu que la maladie professionnelle qui a entrainé le décès d’un ancien monteur d’armes nucléaires était due à la faute inexcusable de son employeur le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives.

Au cours de sa carrière, le défunt a été exposé de manière directe et habituelle aux rayonnements ionisants et neutroniques. D’une part, au cours d’une mission sur l’atoll de MURUROA, en POLYNESIE FRANCAISE, au cours de la campagne de tirs nucléaires atmosphériques de 1971. D’autre part, au cours de son affectation au service PYROTECHNIE du centre de l’ILE LONGUE, où il exerçait en qualité de « monteur ». Il réceptionnait les composants des missiles et était chargé de monter les charges nucléaires avec le cœur et les parties électroniques.

Le tribunal a fixé les indemnisations dues au titre des préjudices moraux subis par son épouse, ses deux enfants et ses trois petits-enfants représentés par Maître Cécile Labrunie et Maître Hermine Baron, et a désigné un médecin expert ayant pour mission de décrire et d’évaluer les préjudices subis par le défunt.

Le jugement est susceptible d’appel dans le délai d’un mois à compter de sa notification.

Extrait du journal du 29 janvier sur France Culture:

A lire dans « 20 minutes »:

https://www.20minutes.fr/justice/4136529-20250131-brest-joseph-ouvrier-base-militaire-ile-longue-bien-mort-cause-nucleaire

A lire également dans la revue dessinée – n°46 : « Les irradiés longues »:

Les-irradies-de-lile-longue-Revue-dessinee

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Cancer ovarien lié à l’exposition professionnelle à l’amiante: la faute de VALEO EEM reconnue

Par jugement du 6 décembre 2024, le Pôle social du Tribunal judicaire de GRENOBLE reconnait que le cancer de l’ovaire ayant emporté Madame M. trouve son origine dans la faute inexcusable de la société VALEO EEM, en raison de son manquement à son obligation de sécurité et de prévention de la santé de sa salariée exposée pendant 9 ans à l’inhalation de fibres d’amiante, sans protection, ni information sur les risques encourus.

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Oxyde d’éthylène chez Tetra Médical : une salariée victime d’un cancer du sein devant la justice

Atteinte d’un cancer du sein reconnu comme maladie professionnelle, en raison de son exposition à l’oxyde d’éthylène, une salariée de la société TETRA MEDICAL engage une action en faute inexcusable à l’encontre de son employeur.

Interview de François LAFFFORGUE, avocat des salariés, sur France Bleu :

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Exposition à l’oxyde d’éthylène: les salariés de TETRA MEDICAL devant les prud’hommes

22 anciens salariés de la société TETRA MEDICAL située à Saint Cyr en Val étaient entendus jeudi 12 décembre 2024 devant le Conseil de prud’hommes d’ORLEANS pour voir reconnaître la responsabilité de leur employeur à l’origine d’une exposition fautive à l’oxyde d’éthylène, gaz hautement cancérogène, utilisé pour la stérilisation de compresses ou pansements à usage unique.

Les requérants ont exposé leurs conditions de travail alors qu’ils n’étaient pas informés des risques et qu’ils travaillaient sans équipement de protection individuelle ou collective malgré une règlementation en matière d’hygiène et de sécurité extrêmement stricte. Ils demandent l’indemnisation de leur préjudice d’anxiété. Le délibéré sera rendu le 24 avril 2025.

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Exposition à l’oxyde d’éthylène : trois enfants exposés in utero indemnisés

Trois enfants de salariés de la société TETRA MEDICAL exposés à l’oxyde d’éthylène, substance particulièrement toxique, ont été indemnisés par le Fonds d’Indemnisation des Victimes de Pesticides. C’est la première fois en France que des enfants de salariés d’entreprises utilisant des produits toxiques sont indemnisés pour avoir été exposés in utero.

Dans cette même entreprise, plusieurs salariées, atteintes de cancers ou de cataracte, ont obtenu la reconnaissance du caractère professionnel de leur maladie.

A lire dans le Dauphiné libéré « Tétra médical: l’exposition d’enfants de salariés au gaz toxique reconnue »:

Dauphine-libere-31.10.2024-Tetra-medical

Reportage sur France 3:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche/temoignages-exclusif-trois-enfants-exposes-aux-pesticides-in-utero-seront-indemnises-une-premiere-en-france-3050425.html

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Travail de nuit et cancer du sein

Article « Travail de nuit et cancer du sein » à lire sur le blog de la CAVAM: CAVAM : Les conditions de travail et le cancer – CAVAM -Vivre de son Travail, Pas en Mourir le blog (amiantemaladieprofessionnelle.com)

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Fleuristes et exposition aux pesticides in utero : le combat de la famille M

La salle était comble aujourd’hui à la Chambre Sociale de la Cour d’Appel de Rennes pour soutenir la famille M. que représentait François Lafforgue, associé au sein du cabinet TTLA.

Emmy M. est décédée il y a un peu plus de deux ans, d’une leucémie. Elle avait 11 ans.

Sa mère, Laure, a travaillé comme fleuriste et représentante de fleurs, pendant plusieurs années, et notamment alors qu’elle attendait Emmy. In utero, Emmy a été exposée à un cocktail de pesticides présents sur les feuilles, feuillages et plantes d’ornement, manipulés par sa mère. A la suite de cette exposition, Emmy a développé une leucémie, dont elle est décédée en 2022, après un parcours médical extrêmement lourd.

Le lien entre la maladie et l’exposition de sa mère dans le cadre professionnel a été reconnu par le Fonds d’Indemnisation des Victimes des Pesticides (FIVP), une première victoire, qui ouvre donc le droit à une indemnisation.

Une indemnisation pour ses ayants droit, en raison de leur préjudice propre.

Mais le FIVP refuse d’indemniser les souffrances propres d’Emmy. Il considère que l’action s’est éteinte avec son décès. Si Emmy était encore en vie, elle pourrait percevoir une rente jusqu’à une hypothétique stabilisation de son état de santé, puis un capital calculé sur l’espérance de vie. En revanche, sa vie de souffrance, son décès sont considérés comme non indemnisables par le FIVP.

C’est que Me Lafforgue contestait devant la Cour d’appel de Rennes, soutenus par de nombreux membres d’associations mobilisées, et en particulier Phyto-Victimes, qui accompagne la famille M depuis le début de leur démarche.

La Cour rendra sa décision le 4 décembre.

https://www.francetvinfo.fr/enquetes-franceinfo/temoignage-maman-tu-dois-te-battre-parce-qu-on-n-a-pas-le-droit-d-empoisonner-des-enfants-exposee-aux-pesticides-pendant-sa-grossesse-une-fleuriste-se-bat-pour-la-memoire-de-sa-fille-morte_6825929.html

https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/10/09/les-fleuristes-victimes-ignorees-des-pesticides-si-l-on-m-avait-mise-en-garde-ma-fille-serait-encore-la_6347116_3244.html

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Maladie professionnelle: prise en charge d’une surdité au titre du tableau n°42

Après plus de six années de procédure, la cour d’appel d’Amiens enjoint la CPAM de Flandres de reprendre l’instruction au titre du tableau 42 d’une surdité contractée dans le cadre d’une exposition professionnelle à des bruits lésionnels.

Après une analyse et un examen particulièrement minutieux, la cour estime que la surdité dont est atteint cet ancien cariste d’Ascometal (usine des Dunes) puis soudeur, présente les conditions relatives à la désignation de la maladie professionnelle posée par le tableau 42, contrairement à ce que soutenait la CPAM de Flandres pour justifier son refus de prise en charge.

Contact : Cabinet d’avocats TTLA & associés – Me Hélène AVELINE & Me Marie FLEURY – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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