Essais nucléaires: proposition de loi en faveur de l’indemnisation des victimes

La Commission de la défense nationale et des forces armées examinera mercredi 9 juin 2021 à 15H00 la proposition de loi visant à la prise en charge et à la réparation des conséquences des essais nucléaires français, présentée par le Rapporteur Moetai Brotherson:

Proposition de loi visant à la prise en charge et à la réparation des conséquences des essais nucléaires français, n° 3966

Cette proposition introduit, entre autres, dans la loi n°2010-2 relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français le droit à réparation des préjudices subis par les proches d’une victime d’une maladie radioinduite reconnue imputable à son séjour sur les sites d’expérimentations nucléaires.

En effet, la maladie et le décès entrainent pour les proches de la victime directe (conjoint, concubin, pacsé, enfants, petits-enfants, frères, sœurs, parents) un bouleversement qui se manifeste tant sur le plan émotionnel que matériel : un préjudice d’accompagnement de fin de vie, un préjudice d’affection qu’entraine le décès, des préjudices patrimoniaux (frais d’obsèques, perte de revenus, préjudice scolaire,…).

La loi dite « Morin » ignore, dans sa rédaction actuelle, la situation des proches du défunt et ne permet pas l’indemnisation des préjudices moraux et patrimoniaux que subissent ces « victimes par ricochet ».

L’adoption de ce texte mettrait un terme à cette situation injuste pour celles et ceux qui ont souffert de la perte d’un compagnon, d’un père, d’un grand-père, d’un fils, des suites d’une maladie résultant d’une exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français. En effet, rien ne justifie cette différence de traitement vis-à-vis des « victimes par ricochet », alors même que le Ministre de la Défense se félicitait en 2010 d’avoir mis en place un «dispositif d’indemnisation des victimes juste, rigoureux et équilibré ».

La proposition s’intéresse également aux conséquences « transgénérationnelles » des essais nucléaires, en introduisant le droit à réparation des préjudices subis par les descendants souffrant d’une maladie radioinduite lorsqu’un des ascendants a été exposé aux rayonnements ionisants dans une zone concernée par les essais nucléaires et à une période de contamination effective.

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« Live Disclose » sur l’ouvrage « Toxique – enquête sur les essais nucléaires français en Polynésie

Entretien organisé le 16 mars 2021 par Disclose à la suite de la parution de l’enquête sur les essais nucléaires en Polynésie Française réalisée par le journaliste Tomas Status et le chercheur Sébastien Philippe:

https://www.crowdcast.io/e/grand-live-disclose

Extrait de l’intervention de Me Cécile LABRUNIE:

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« Les essais nucléaires un mensonge d’État », dans C POLITIQUE

Extrait de l’émission C politique diffusée dimanche 14 mars 2021 sur France 5: « Les essais nucléaires un mensonge d’État »; avec le journaliste Tomas Status auteur de l’enquête « Toxique’ avec le chercheur Sébastien Philippe, et Jean-Luc Sans, Président de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires (AVEN), auquel Jean-Louis Camuzat a succédé.

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« Essais nucléaires : Centaure, le nuage radioactif qui a touché Tahiti en 1974 »

A écouter, samedi 13 mars 2021 à 13H22, dans l’émission « Secrets d’info » sur France Inter: « Essais nucléaires : Centaure, le nuage radioactif qui a touché Tahiti en 1974 », par Jacques Monin, Benoît Collombat et la Cellule investigation de Radio France.

« En 1974, un nuage radioactif issu d’un essai nucléaire a touché Tahiti, contaminant potentiellement près de 110 000 personnes. À l’époque, l’armée a gardé le silence. Un journaliste et un chercheur publient un livre sur le sujet après avoir analysé de nouvelles données. Une enquête en partenariat avec Disclose. »

https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-13-mars-2021

Secrets d’info – Jacques MONIN – France Inter

A lire / écouter également: « Essais nucléaires : un livre révèle que l’État français a menti sur leur impact en Polynésie »

« 110 000 personnes ont potentiellement été touchées par un nuage atomique qui a atteint Tahiti en 1974, dans le plus grand secret. C’est ce que révèle un livre et ce que montre l’enquête de la cellule investigation de Radio France en partenariat avec le site Disclose. »

https://www.franceinter.fr/info/essais-nucleaires-un-livre-revele-que-l-etat-francais-a-menti-sur-leur-impact-en-polynesie

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ESSAIS NUCLÉAIRES: Révélations sur une épidémie de cancers en Polynésie française

Enquête à lire dans Disclose:

« Un rapport confidentiel du gouvernement polynésien révèle pour la première fois l’existence d’un « cluster de cancers de la thyroïde » liés aux essais nucléaires français. »

https://disclose.ngo/fr/article/revelations-sur-une-epidemie-de-cancers-en-polynesie-francaise

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« Toxique: enquête sur les essais nucléaires en Polynésie »

Parution le 10 mars 2021 de « Toxique: enquête sur les essais nucléaires en Polynésie », du journaliste Tomas Status et de l’universitaire Sébastien Philippe, spécialiste du nucléaire militaire.

À lire:

https://disclose.ngo/fr/investigations/toxique

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/09/le-niveau-reel-de-la-radioactivite-lors-des-essais-nucleaires-en-polynesie-a-ete-sous-evalue_6072438_3224.html

https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/tahiti/toxique-le-livre-qui-fait-l-effet-d-une-bombe-954247.html

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Essais nucléaires – la CAA de NANCY rejette trois recours du CIVEN

La Cour administrative d’appel de Nancy a rejeté les appels interjetés par le Comité d’Indemnisation des Victimes des Essais Nucléaires (CIVEN) à l’encontre de jugements le condamnant à indemniser trois victimes de cancers imputables à leur séjour sur les sites expérimentations nucléaires en Polynésie française pendant des campagnes de tirs aériens (Mururoa, Hao, Tahiti).

La Cour a jugé que les moyens de surveillance mis à la disposition des intéressés à l’époque n’étaient pas suffisants pour permettre au CIVEN d’établir la preuve, qui lui incombe, qu’ils auraient reçu « une dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français inférieure à la limite de 1 mSv par an »; limite ajoutée par le législateur en décembre 2018. Le Comité ne pouvait donc se prévaloir de renverser la présomption d’imputabilité dont bénéficiaient des deux requérants et la veuve du troisième appelé.

Dès lors, la Cour rejette les requêtes du CIVEN. Il appartiendra au Tribunal administratif de Strasbourg, qui avait désigné des médecins experts en vue l’évaluation des préjudices subis, de fixer le montant des indemnisations dues au titre de la « réparation » des préjudices résultants des cancers dont ont été atteints les trois victimes.

Le même jour, la Cour a toutefois également rejeté l’appel d’un ancien militaire qui avait été affecté sur le site de Reggane dans le Sahara, deux ans après la fin des campagnes de tirs atmosphériques, estimant qu’au regard de ses conditions d’exposition le CIVEN établissait qu’il avait reçu une dose inférieure à la limite susvisée. L’intéressé se réserve le droit de se pourvoir devant le Conseil d’État.

A lire dans le Parisien:

https://www.leparisien.fr/faits-divers/essais-nucleaires-francais-la-cour-d-appel-administrative-reconnait-trois-nouvelles-victimes-01-12-2020-8411602.php

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Faute inexcusable d’ENDEL pour un agent de la servitude nucléaire

Par arrêt du 10 janvier 2020, la Cour d’appel de PARIS confirme que le cancer broncho-pulmonaire par inhalation ayant entrainé le décès de monsieur Christian V., agent d’entretien dans les centrales nucléaires d’EDF et directement affecté à des travaux sous rayonnements ionisants, est imputable à la faute inexcusable commise par son employeur, la société ENDEL.

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Rayonnements ionisants – Île Longue: saisine de la commission du secret défense

En 2016, l’association « HENRI PEZERAT : Santé, Travail, Environnement » saisissait le Ministère de la Défense d’une demande d’accès à un rapport d’enquête rédigé par le contre-amiral GEERAERT, inspecteur des armes nucléaires mandaté par le Ministère, sur l’exposition aux rayonnements ionisants et neutroniques à l’ILE LONGUE (rapport classé « secret défense »).

En effet, dans l’accomplissement de sa mission d’assistance des victimes d’exposition à des agents cancérogènes, comme les rayonnements ionisants, l’association a fait valoir son droit à l’information sur l’exposition aux rayonnements subie par plusieurs dizaines d’ouvriers d’Etat sur le site de la PYROTECHNIE de l’ILE LONGUE où sont stockées, contrôlées et préparées les têtes nucléaires, livrées par le Commissariat à l’énergie Atomique, avant qu’elles soient embarquées à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

Par jugement rendu le 22 novembre 2018, le Tribunal administratif de Paris a fait droit à la demande de l’association en enjoignant le Ministère des Armées :

« d’une part, de saisir sans délai la Commission consultative du secret de la défense nationale d’une demande tendant à la déclassification partielle des documents dont la consultation anticipée est demandée, en vue de l’éventuelle communication des passages relatifs aux niveaux d’exposition, et d’autre part, dans le cas où elle maintiendrait après le recueil de cet avis son refus de déclassification et de communication, de verser au dossier de l’instruction écrite contradictoire, outre le sens de l’avis de la commission, tous éléments d’information sur les raisons de l’exclusion des documents en cause, dans des formes préservant le secret de la défense nationale. »

Le Tribunal a ainsi considéré :

« Ce rapport a été demandé à la suite d’inquiétudes des ouvriers d’Etat travaillant sur le site de la pyrotechnie de l’Île longue quant à leur exposition à des rayonnements à compter de l’été de 1996. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier, de la réponse du ministre de la défense du 30 juillet 2013 à la députée du Finistère, que ces ouvriers étaient chargés du montage et de l’entretien de têtes nucléaires des missiles balistiques équipant les sous-marins nucléaires lanceurs d’engin. Ce même document révèle que l’auteur du rapport litigieux, inspecteur des armes nucléaires, a été chargé d’une enquête sur les conditions de travail de ces ouvriers et leur exposition aux rayonnements ionisants et neutroniques. En outre, l’avis rendu par la commission d’accès aux documents administratifs le 9 mars 2017 fait état de ce que le ministre de la défense « n’a fourni aucune information sur la longueur et la structure de ce rapport établi en 1996, ni sur la possibilité de procéder à une déclassification partielle de ce document». Dès lors, et alors que la ministre des armées n’a pas fourni davantage d’informations au tribunal, l’état de l’instruction ne permet pas de déterminer si les passages du rapport relatifs aux niveaux d’exposition aux rayonnements des ouvriers d’Etat de la pyrotechnie de l’Île longue comportent des informations couvertes par le secret de la défense nationale ni si, dans la négative, ils peuvent être disjoints des parties du rapport couverts par ce secret. »

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les Irradiés de Bretagne devant la Cour d’Appel

Au cours de l’audience du 27 février 2018, les familles de deux anciens ouvriers d’État de la DCN ont demandé à la Cour d’appel de Rennes de juger que les cancers qui ont entrainé leur décès étaient la conséquence « directe et essentielle » de leur exposition habituellement aux rayonnements ionisants lors de l’activité sur le site l’Ile Longue.

Tous deux ont travaillé pendant plusieurs années au service de la Pyrotechnie à l’assemblage des têtes nucléaires sur les missiles installés à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Ils ont appris en 1996 que les têtes nucléaires sur lesquelles ils intervenaient émettaient des rayonnements gamma et des rayonnements neuroniques contre lesquels ils n’avaient pas protégé et donc le niveau d’exposition n’avait pas été mesuré (seulement estimé).

Le lymphome et le cancer du rectum qui les ont emportés quelques années plus tard sont des cancers radioinduits reconnus par « la communauté scientifique internationale » et ont à ce titre été inscrits sur la liste des maladies ouvrant droit à indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Les intéressés ont également été exposés à plusieurs autres cancérogènes avérés: amiante, solvants, gaz d’échappement,… Cette polyexposition a un effet multiplicateur de risque de contracter un cancer.

Les délibérés sont attendus le 11 avril 2018.

A voir: Le journal 19/20 sur France 3 Bretagne:

A lire: article paru dans Ouest France:

Des irradiés de l’Ile Longue à la cour d’appel Ouest-France 28-02-18

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