Amiante: condamnation de deux dirigeants de la société BASALTINE

Par décision rendue le 16 novembre le Tribunal Correctionnel de Marseille a déclaré coupable des faits de mise en danger délibérée de la vie d’autrui deux anciens dirigeants de la société BASALTINE, pour avoir exposé leurs salariés à l’amiante dans des conditions contraires à la réglementation applicable.

La société BASALTINE était spécialisée dans la fabrication d’éléments en béton.

Alors que les réquisitions du Parquet pour les deux anciens dirigeants étaient de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et de 10.000€ d’amende, le Tribunal a retenu 1 an d’emprisonnement avec sursis et 15.000€ d’amende

Pour la personne morale, le parquet avait requis une amende de 40.000€ d’amende et le Tribunal l’a condamné à une amende de 75.000€.

Est également prononcée la publication de la décision dans les journaux locaux : Dauphine Libéré, l’Hebdo Ardèche et l’affichage pendant 1 mois de la décision devant les portes de l’usine.

La constitution des parties civiles a été déclaré recevable et des dommages et intérêts ont été alloués à l’ANDEVA (1€ symbolique) et au CAPER ARDECHE (5.000€) .

La constitution de partie civile d’un ancien salarié déjà indemnisé pour préjudice d’anxiété devant le Conseil de Prud’hommes a également été déclaré recevable.

Cette décision est un symbole fort pour toutes les victimes de l’amiante.

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Amiante: Le préjudice des agents du Tripode définitivement reconnu en justice

Article de l’AFP intitulé « Amiante: «victoire morale» pour les ex-agents de la tour Tripode à Nantes« :

L’État a renoncé à faire appel de sa condamnation à indemniser 140 agents de la fonction publique exposés aux poussières d’amiante de la tour Tripode de Nantes, une « victoire morale » saluée par les syndicats et la fin d’un long combat judiciaire.

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Fin août, le tribunal administratif de Nantes avait condamné l’État à indemniser ces 140 agents des ministères des Finances publiques, des Affaires étrangères et de l’Insee pour leur exposition à l’amiante entre 1972 et 1993, selon l’Intersyndicale amiante du Tripode Beaulieu. Des décisions similaires avaient été rendues fin juin par la cour administrative d’appel de Nantes pour dix agents et en juin 2019 pour une ancienne fonctionnaire, au titre du préjudice d’anxiété. Les indemnisations prononcées vont de 2.000 à 11.000 euros.

Bercy a confirmé jeudi que le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, avait annoncé en réunion téléphonique avec les représentants syndicaux que l’État ne ferait pas appel des dernières décisions du tribunal administratif de Nantes.

L’intersyndicale amiante du Tripode Beaulieu de Nantes salue dans un communiqué « une victoire morale très importante, bien au-delà des indemnisations » pour ces agents « dont les études épidémiologiques ont démontré la perte d’espérance de vie (de deux à six ans) et la surmortalité significative vis-à-vis de leurs collègues ». Cela « met un terme à plusieurs années de combat judiciaire pour faire reconnaître les préjudices des agents exposés à l’amiante », a commenté Me François Lafforgue.

L’avocat des agents a souligné qu’il s’agissait d’une « décision exemplaire et d’une première en France concernant ce type d’exposition », à savoir dans « des bureaux dont les plafonds étaient floqués à l’amiante » et pas « lors de travaux sur des matériaux contenant de l’amiante ».

Construit à la fin des années 1960, le « Tripode », immeuble situé sur l’île de Nantes, a hébergé à compter de 1972 des services du ministère des Affaires étrangères, de l’Insee et du Trésor. Il a été réalisé avec un recours massif à une protection en amiante, matériau très prisé à l’époque pour sa résistance à la chaleur.

Ce matériau a cependant été interdit d’utilisation à partir de 1997 en raison des graves risques pour la santé, notamment des risques de cancers à très mauvais pronostic (poumon, plèvre), que faisaient courir aux occupants l’inhalation de micro-fibres d’amiante.

Les maladies liées à l’exposition à l’amiante peuvent survenir au bout d’une période de latence de 15, 20 voire 40 ans. La tour Tripode a été évacuée à partir de 1993 pour être désamiantée puis démolie en 2005.

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Mettre fin au scandale judiciaire de l’amiante

Article de l’Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante (François Desriaux, vice-président de l’Andeva, Me Sylvie Topaloff, Me Jean-Paul Teissonnière et Me Michel Ledoux, avocats), paru dans Mediapart:

https://blogs.mediapart.fr/association-nationale-de-defense-des-victimes-de-l-amiante/blog/141020/mettre-fin-au-scandale-judiciaire-de-l-amiante

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Actes du Colloque des verriers de Givors

Les actes du Colloque des verriers de Givors du 14-15 novembre 2019, sur le thème « Du travail au lieu de vie », sont parus.

Retrouvez les interventions de Maîtres Nadine MELIN et François LAFFORGUE:

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Amiante : le préjudice d’anxiété reconnu pour 264 ex-salariés de Baccarat

La cour d’appel de Nancy a admis le droit à réparation du préjudice d’anxiété subi par 264 anciens salariés de la cristallerie de luxe Baccarat (Meurthe-et-Moselle) exposés à l’amiante. Une indemnisation d’un montant de 9000 euros chacun leur a été allouée.

À lire dans la presse:

https://www.leparisien.fr/economie/amiante-le-prejudice-d-anxiete-reconnu-pour-264-ex-salaries-de-baccarat-25-09-2020-8391984.php

https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2020/09/24/amiante-le-prejudice-d-anxiete-reconnu-pour-264-ex-salaries-de-baccarat

Contacts :

– Cabinet TTLA – Me Cédric De Romanet – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

– CGT de la Cristallerie BACCARAT, Philippe Rogue

– Association ADDEVA 54, Bernard Leclerc

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Les gueules noires de Lorraines verront-elles enfin leur préjudice d’anxiété reconnu et indemnisé?

La question du préjudice d’anxiété au travail de 727 retraités mineurs de charbon de Lorraine a été examinée par la cour d’appel de Douai, saisie sur renvoi de cassation, à l’audience du 9 septembre. La Cour rendra ses 727 arrêts le 29 janvier prochain.

A lire, l’article paru dans Le Monde « Préjudice d’anxiété : des mineurs à la retraite devant la justice »:

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Tripode : la Cour Administrative d’Appel de Nantes statue

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Plainte pour pollution des Calanques sud de Marseille

22 habitants du 8ème arrondissement de Marseille et 7 associations déposent plainte pour mise en danger délibéré de la vie d’autrui mardi 30 juin au TGI de Marseille.

Ils estiment être soumis à une pollution importante : arsenic, plomb, cadmium, amiante…

La négligence des pouvoirs publics et de l’actuel propriétaire du site industriel qui a fermé ses portes en 2009 sera démontrée.

La pollution des sols, la pollution de l’eau et les déchets abandonnés sont le résultat de l’héritage industriel qui  fait porter sur le secteur les stigmates des activités industrielles particulièrement polluantes qui s’y sont développées.

Alors que le 8ème arrondissement est un quartier attractif et résidentiel qui, depuis 2012, est devenu le Parc National des Calanques, le littoral sud de Marseille conjugue aujourd’hui espaces naturels d’exception et pollution aux métaux lourds et métalloïdes.

Les sites industriels historiques des Calanques, en l’absence de remise en état ou a minima de mise en sécurité adéquate, sont à l’origine de nuisances importantes présentant un risque certain pour la santé.

Que l’on soit riverain, touriste ou usager du Parc National des Calanques l’exposition à une multitude de polluants est inévitable.

La pollution du littoral sud de Marseille constitue donc un problème majeur de santé publique, ainsi qu’une source d’atteinte à l’environnement, qui demeure sans réponse adaptée.

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Amiante: Metaltemple Aquitaine à Fumel

Par un arrêt important du 22 juin 2020, la Cour administrative d’appel de Bordeaux confirme la décision des premiers juges et rejette la requête en appel du Ministre du travail relative à l’extension de période d’inscription de l’établissement Metaltemple Aquitaine de Fumel, sur la liste des établissements ouvrant droit au bénéfice d’un départ anticipé à la retraite pour les travailleurs exposés à l’amiante (ACAATA).

Ainsi, l’arrêté d’extension intervenu en cours de procédure, le 12 février 2019, est-il légal et l’établissement reste inscrit jusqu’en 2012 année incluse. Cet arrêté a prolongé l’inscription de la fonderie de 1997 à 2012 à la suite du jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 26 avril 2018.

Les magistrats ont jugé en appel que le désamiantage sauvage qui avait lieu au sein de l’usine constituait une activité significative de décalorifugeage (et donc de calorifugeage, conformément à l’article 41 de la loi du 23 décembre 1998) jusqu’à cette année-là.

Contacts : Cabinet TTLA – Me Macouillard – 01.44.32.08.20 – cabinet@ttla-avocats.com

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